PEDAGOGIE

PEDAGOGIEQuelques mots, quelques articles,  pour définir notre philosophie qui s’applique aussi bien en milieu scolaire qu’en milieu professionnel ou amateur dans une relation privilégiée à l’autre.

Tout le monde peut danser

Je pars du principe que tout le monde peut danser. Il faut retrouver le plaisir d’être en contact avec son corps. A partir d’éléments de base — le corps aligné, la respiration, l’équilibre —  je propose un travail en sensibilité sur les notions de rythme, d’élan, d’immobilité et de mise en mouvement. Je donne des consignes brèves et simples, à partir desquelles les participants improvisent. On apprend à écouter l’autre, à bouger ensemble ou en décalage. J’aime construire des phrases de mouvement partagées pour inventer des danses. J’utilise souvent la voix pour placer la respiration avec le mouvement. La musique peut venir de l’intérieur ou être en accompagnement. J’aime beaucoup les musiques répétitives qui permettent de choisir la ligne mélodique ou rythmique selon le moment ou la rencontre. Dans mes spectacles il y a souvent la notion du temps qui passe, d’une chose normale dont on déraille. J’aime travailler aussi bien avec des amateurs ou débutants que des professionnels. On peut apprendre à danser à chaque instant de sa vie. C’est mon but. Nancy Dutour

La justesse du jeu théâtral

Dans nos cours de théâtre, nous cherchons la justesse du jeu aussi bien en mime, au masque, en interprétation classique ou moderne. Même un enfant peut apprendre à jouer juste, sans faire semblant de jouer.

Nos exercices permettent de :

  • trouver une respiration liée aux résonnateurs, travailler la voix et les tons, rechercher un relief dans la voix.
  • créer un personnage à partir de la recherche du neutre du corps, puis la reconnaissance des articulations, des ouvertures, des fermetures  pour que le personnage puisse se construire dans sa démarche, ses attitudes.
  • être à l’écoute de ses sensations pour pouvoir créer les états du personnage.

Dans nos ateliers de Commedia dell’Arte nous nous appuyons sur le masque existant (Arlequin), originaux ou à fabriquer. Nous pouvons concevoir des spectacles de A à Z, ou nous appuyer sur des textes comme ceux de Dubillard pour créer des situations et des mises en scènes originales.

Nos références sont multiples, nous pourrions citer Jacques Lecoq pour la préparation corporelle, Jérôme Deschamps pour son jeu décalé et ses galeries de personnages ou encore Romain Bouteille pour son sens du mot improvisé et son ton déphasé.

Apprendre une autre langue

Nous nous appuyons sur l’utilisation du théâtre, la danse, la musique aussi en apprentissage d’anglais. Faire pour dire, jouer pour apprendre.

La Marionnette : J’y crois, j’y crois pas.

Le marionnettiste est un danseur/mime/comédien qui passe ses connaissances du rythme et du jeu et souvent de la voix à travers un accessoire marionnette.  C’est un art d’une forme très avancé. Souvent le marionnettiste a crée ses marionnettes aussi, reliant le plaisir de la matière à celui de la mise en jeu.  Notre plaisir vient du croisement de tous ces savoir-faire.

Nous partons de l’idée que la marionnette est un objet animé qui appelle à ce qu’on y adhère.  Nous appelons ça J’y crois j’y crois pas…, car l’objet animé devient souvent projections du désir d’y croire. Regardez quelqu’un qui regarde une marionnette manipulée à vue. Le plus souvent, le spectateur cherche le regard de la marionnette, en oubliant le marionnettiste!  Nous jouons sur ce jeu, la marionnette à une âme autant que peut en avoir celui qui la tient.

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